mardi 2 février 2010

Invitations de tous genres

Conférence gratuite de Steven Guilbeault sur l'après-Copenhague

Ce soir, venez écouter directement du sympathique m. Guilbeault comment ce voyage s'est déroulé, comment ils ont été traités et le message quand même optimiste qu'il a à donner malgré l'attitude des pays industrialisés.

Amphithéâtre Hydro-Québec
Pavillon Alphonse-Desjardins
Université Laval
Admission gratuite
19h30 ce soir le mercredi 2 février 2010

Les 5@7 Allant Vert

Sujet : Investir et être responsable : comment ça marche?

Date : mercredi 10 février 2010

Lieu : le Musée de la civilisation
Heure : À partir de 17 h, intervention à 17 h 45

Information : auprès de Bruno Palazzolo : brunop@takt-etik.com ou 418 -803-8945

Réservation : Jusqu’au mardi 09 février en cliquant directement ICI



Résumé : De plus en plus d'investisseurs prennent position en faveur de l'investissement socialement responsable. Ces investisseurs souhaitent que leurs profits proviennent d’entreprises qui se préoccupent de protéger l’environnement, de générer des retombées sociales positives et d’avoir une bonne gouvernance, notamment en ce qui a trait à la représentativité du conseil d’administration et à la rémunération des dirigeants.


Aujourd'hui, au Québec, investir de manière responsable, comment ça marche? Takt-etik, firme d’éco-conseil organisationnel et événementiel, mettra en lumière Mme Rosalie VENDETTE de la fédération des Caisses DESJARDINS, qui nous fera le plaisir de présenter des solutions d'investissement novatrices et performantes.


En effet, comment peut-on simplement investir dans ces fonds? quelles sont les caractéristiques des fonds responsables et selon quels critères sont-ils sélectionnés ? Ont-ils des implications réelles et quel rendement procurent-ils ? En cette période d’achat des REÉR, cet Apéro allant-vert vous permettra d’échanger avec des spécialistes de l’investissement responsable avant, qui sait, peut-être de passer à l’action responsable!


Concept des Apéros allant-vert : Les Apéros allant-vert sont des 5 à 7 consacrés au développement durable en entreprise dans la grande région de Québec. Ils sont organisés par Takt-etik, firme d’éco-conseil organisationnel et événementiel.


Issus du phénomène des Green drinks, un réseau actif dans plus de 300 villes dans le monde, les Apéros allant-vert réunissent la communauté de Québec autour d’une courte conférence-témoignage, en plus de favoriser les échanges… autour d’un verre!



Objectif : permettre à des gestionnaires, des professionnels et des associations de partager des idées, créer des liens, faire avancer des réflexions et lancer des initiatives, le tout dans une atmosphère conviviale. L’entrée est gratuite. Contribution volontaire pour les boissons et les bouchées.

N'hésitez pas à faire suivre cette invitation dans votre réseau !



L’équipe de Takt-etik


Sauver des arbres avec les couches lavables


Samedi à la friperie La Berlue de Charlesbourg, il y a une vente sur le linge de bébé et de maternité (40 %) et si vous êtes sur le point de faire votre choix pour des couches lavables, il y a 10 % dans le sous-sol, dans la section Écocouche et d'autres spéciaux sur les accessoires (comme les gouttes de camomille pour les dents) pour bébé tous très bons, souvent bios et équitables.

mardi 26 janvier 2010

Conseils de quartier cherchent candidats !

Les deux conseils de quartier de Charlesbourg sont en élection les 3 et 8 mars 2010. Vous avez jusqu'au lundi 15 février 16h30 pour soumettre votre candidature.

Pas besoin d'être un spécialiste pour devenir conseiller de quartier, seulement de vouloir améliorer la qualité de vie de votre quartier. Par exemple, vouloir plus d'espaces verts protégés. Il faut aussi avoir au moins une soirée par mois, parfois 2 ou 3, à consacrer à cette activité bénévole. Vous êtes à l'occasion convoqués à des présentations sur ce qui se passe dans l'arrondissement, en urbanisme, en culture et loisirs, en réglementation et bien plus encore. Si vous avez un projet de quartier, vous avez la possibilité d'en faire part et de découvrir comment obtenir des appuis. Si vous demeurez dans le quartier concerné, vous avez récemment reçu un dépliant dans la boîte à malle à ce sujet.

Comment se déroulent les élections ?

Pour le CQ des Jésuites, tous les postes sont à combler, ce qui veut dire 4 hommes, 4 femmes et un représentant d'établissement d'affaires. Les conseils se déroulent généralement le deuxième lundi du mois. Les élections se tiennent le lundi 8 mars au bureau d'arrondissement de Charlesbourg, salle de la Cité, au 160, 76e rue Est (ancienne mairie) entre 15h et 20h et l'assemblée générale pendant laquelle les votes seront comptés commence à 19h30.

Pour le CQ de Notre-Dame-des-Laurentides, il y a 5 postes à combler, c'est-à-dire 2 hommes, 2 femmes et un représentant d'établissement d'affaires. Les conseils se déroulent généralement le premier mercredi du mois. Les élections se tiennent le mercredi 3 mars au Chalet Notre-Dame-des-Laurentides au 55, rue Moise-Verret (dans le village de NDL) entre 15h et 20h et l'assemblée générale pendant laquelle les votes seront comptés commence à 19h00.

Comment devenir candidat ?

Pour devenir candidat, il faut demander le formulaire au conseiller en consultation publique en charge du conseil de quartier, obtenir 10 signatures d'appui sur ledit formulaire et y écrire un bref texte de motivation avant de remettre le tout à la même personne avant le 15 février. Voici les coordonnées du conseiller en consultation publique pour les deux :

Priscilla Lafond, conseillère en consultations publiques
Téléphone : 418 641-6301, poste 3807
Télécopieur : 418 641-6558
priscilla.lafond@ville.quebec.qc.ca

Les conseils de quartier ont travaillé sur leur plan directeur de quartier cette année, en plus d'avoir participé à plusieurs demandes d'opinion touchant leur secteur. Le rapport d'activité sera bien rempli et ceux qui reprendront les rennes auront maintenant des outils intéressants pour améliorer la qualité de vie de leur quartier et apporter leur touche personnelle.

Des nouvelles sur l'étalement urbain à Beauport et ailleurs...

Les consultations sur les 5 zones à développer à Québec ont été reportées, mais il ne faut pas lâcher car ce n'est qu'un REPORT. D'ailleurs, d'autres consultation risquent de passer outre, toutes aussi grave. C'est en dehors de Charlesbourg mais encore là, c'est un problème imminent et on sent le devoir de parler quand on connaît un tout petit peu le coin. Voici l'avis :


Je sais pas à quoi ils pensaient quand ils ont autorisé la construction dans ce secteur, qui se situe au-dessus de l'ile Enchanteresse, souvent inondée au printemps. La rue citée (des Mitreilles) n'existe pas encore dans Google, il faut aller sur la carte de la ville complètement en haut de cette carte, par la rue des Hautes-Terres. Nom assez évocateur... Voici un cliché de la carte dont le lien est fourni plus haut (cliquez pour élargir) :


Construire autour de là va accélérer le ruissellement, bassin de rétention ou pas. Avec les pluies que nous subissons cette semaine, je suis sûre que les propriétaires sur l'ile sont déjà nerveux...

C'est un rendez-vous le 9 février 2010 à 19 h au centre municipal Monseigneur Laval, au 35 avenue du Couvent dans l'arrondissement de Beauport.

Pour le dossier connu sous le nom de Boisé St-Émile

Pour le plus gros projet qui a fait les manchettes, on parle de 228 hectares selon l'urbaniste en charge du projet et qui a mesuré les cartes grâce à ses outils à l'interne. Bien que les consultations soient reportées, et même si à première vue bien peu du boisé de St-Émile est utilisable pour la construction avec les normes de développement durable, ce n'est qu'une partie de ce qui est visé. À Beauport c'est aussi pire mais il n'y a pas de comité d'arbres pour en parler, et toutes les 5 zones ont du boisé. Ces boisés deviennent de plus en plus précieux pour retourner l'eau à la nappe phréatique et rendre bien d'autres services que les myopes qui ne veulent que les revenus (nouveaux comptes de taxe) à court et moyen terme ne voient pas. On va mettre des bassins de rétention pis ça va être correct non ? NON. C'est quoi qui marche mieux, un trou ou des racines ? Il faut aller dire non aux consultations.

jeudi 14 janvier 2010

Report de la consultation publique prévue le mardi 19 janvier

Québec, le 14 janvier 2009 – Le comité exécutif de la Ville de Québec annonce le report de la consultation publique qui devait être tenue par la Commission consultative sur le schéma d’aménagement et de développement de la Ville, le mardi 19 janvier 2010. Cette consultation publique portait sur le projet de règlement R.A.V.Q. 492 visant l’agrandissement du périmètre d’urbanisation et la modification de certaines aires d’affectation.

« Le report de cette consultation est requis afin d’évaluer la cartographie du bassin versant de la prise d’eau de la Ville de Québec, car il y a divergence entre la cartographie produite par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs et celle produite par les services municipaux en raison des échelles utilisées, a précisé M. François Picard, vice-président au comité exécutif responsable de l’aménagement du territoire. Ce temps d’arrêt permettra également de prendre connaissance des résultats d’une étude confiée à un consultant par la Communauté métropolitaine de Québec. Celle-ci vise à connaître l’état de la situation du bassin versant de la prise d’eau de la rivière Saint-Charles. »

« De plus, nous souhaitons faire ces évaluations avec la collaboration de l’Association pour la protection de l’environnement du lac Saint-Charles (APEL), un organisme voué à la préservation et à la mise en valeur du bassin versant de la rivière Saint-Charles, a mentionné M. Picard. Depuis plusieurs années, l'APEL a contribué significativement à la protection des eaux de la rivière Saint-Charles. Cet organisme a la confiance de l'administration municipale. Leur engagement et leur expertise développés au fil des ans sont importants pour nous. »

« La protection de la prise d’eau potable de la Ville de Québec constitue une priorité indiscutable, a-t-il ajouté. En conséquence, toute action touchant le bassin versant doit être analysée et documentée afin d’assurer le meilleur contrôle de la ressource. »

Source : Marie-Christine Magnan
Service des communications
Ville de Québec

mardi 12 janvier 2010

On ouvre des dizaine d'hectare à l'étalement urbain, encore...

Le 23 décembre, un avis était publié dans le Soleil pour une consultation le 19 janvier (cliquez pour agrandir)
Le règlement, RAVQ 492, vient modifier un autre de la CUQ (communauté urbaine de Québec), le règlement 207. Les aires discutées sont pas mal grandes et plusieurs groupes ont bondi en voyant l'avis. C'est qu'ils sont pas mal tous en pente, et dans des secteurs boisés.

Voici une carte qui est sur le site de Quebec Urbain, le site dit que la carte vient de Accès transport viable :


Je vais prendre ce que je connais, le secteur 5. Si vous êtes sur le boulevard de la Capitale, secteur Beauport et que vous vous tournez vers le nord, vous voyez une montagne. Prenez la sortie Seigneuriale, et allez jusqu'au bout. Vous allez croiser la rue Ste-Thérèse. Peu après, le bois commence à apparaître. Et bien commencez à admirer parce que à partir de là jusqu'au stationnement des motoneige près des pylônes d'Hydro-Québec, on a l'intention de construire cela. Ce qui se fait comme méthode de construction dans ce coin-là, en voici des photos de Google Maps (cliquez pour agrandir) :

On voit la forêt rasée avec une belle ligne droite, tout propre... Plus de belle terre noire, que de la terre de remplissage. Je ne peux pas écrire ce qu'on m'a dit par crainte de me faire accuser de diffamation, mais ce que l'on ne peut voir sur ces photo c'est à quel point c'est en pente. J'ai une autre photo Google où l'on voit des coulisses de ruissellement au sud-ouest du terrain en coin de ce développement, notez qu'il y a deux buttes avant l'autre terrain plus bas, c'est vraiment pentu !
Des images, donc rien qui ne laisse à de fausses interprétations. Non loin de là, la rivière Beauport, qui a déjà son lot de problèmes de débordements. Il ne faut pas oublier que les réchauffements pendant l'hiver sont de plus en plus fréquents, causants d'autres problèmes de crues très difficiles à prévenir. La pratique actuelle pour les rivières à problème est de cisailler la glace d'avance pour assurer une crue normale. Mais on n'a pas de petite fée qui dit un mois d'avance qu'il y aura un réchauffement d'une semaine, mettons, le 10 février.

Construire dans un boisé en pente, c'est construire sur de l'eau, donc avoir des problèmes de ruissellement au printemps. C'est pas facile faire des maisons solides là-dedans avec nos hivers et la qualité de construction fournie pour les prix demandés. Tout ce ruissellement nous laisse avec des coûts d'entretien des infrastructures plus élevés, quand les pelles sont sorties de là et que c'est au tour de la ville de prendre la relève, avec nos taxes.

On dit que la demande pour du bungalow est encore élevée, malgré que l'on me dit que l'on ne trouve rien en bas de 350 000 $. Alors je suis perplexe, le nouveau quartier près de chez moi a vu des pancartes "à vendre" sur un nombre alarmant de maisons. Spéculation ? Sûrement un peu. Et il ne faut pas oublier que même si bien des travailleurs à Québec sont du public, cette part diminue doucement avec les sous-traitants qui sont bien implantés et qui subissent, eux, les haut et les bas de l'économie. De plus, on dit que le fédéral va bientôt ajouter des mesures afin que les prêts soient plus difficiles à obtenir pour une maison, afin de prévenir un crash comme celui des États-uniens.

Ce qui vous est souligné ici c'est les problèmes sur le terrain pour construire, et les problèmes qui pourraient poindre à moyen et long terme : ruissellement, débordements, courte vie des infrastructures routières. Une des missions principales d'une municipalité est de veiller à notre qualité de vie. Aménageons un centre-ville vert où les gens voudront habiter les terrains optimisés avec les stationnements sous les parcs, des habitations densifiées près de services, redonnons la ville aux piétons et cyclistes.

Il y a une demande aussi pour du logement, le taux d'inoccupation de de 0.6 % environ ces temps-ci. C'est critique selon le FRAPRU. C'est le rôle des municipalités de veiller à ce que nous puissions nous loger adéquatement, de dicter les règles et non de laisser la main invisible du système de l'offre et de la demande gérer tout et nous laisser avec le coût social à moyen et long terme.

Pour cela, il faut une volonté politique. Ces temps-ci elle rime avec Nordiques et olympiques...

lundi 4 janvier 2010

Boisé St-Émile, c'est moche !

Je ne peux pas m'empêcher d'en parler, c'est si près... J'ai su que c'était Construction Canadienne qui allait construire. Voici l'article et une carte du secteur (cliquez pour agrandir) :

Le soleil, 3 janvier 2010, Pierre-André Normandin

Boisé Saint-Émile: demande citoyenne ignorée


(Québec) Six mois avant que la Ville de Québec n'autorise la construction de maisons dans un boisé de Saint-Émile, de nombreux citoyens en demandaient pourtant la protection. C'est en effet l'une des deux principales revendications exprimées lors de la consultation publique menée au printemps sur le Plan vert, bleu, blanc.


En mai et en juin, la population était invitée à se prononcer sur ce projet de l'administration Labeaume, qui cherche à favoriser les activités de plein air dans la capitale. Si seulement 22 personnes ont participé au forum citoyen organisé le 13 juin, 111 personnes ont commenté le plan sur le site Internet de la Ville et 37 mémoires ont été déposés.


Rendu public seulement à la mi-décembre, le rapport sur cette consultation contient deux principales demandes : la sauvegarde des boisés de Saint-Émile «menacés par des projets immobiliers» et le développement d'endroits dédiés au vélo de montagne. Fait intéressant à noter, plusieurs personnes sondées ont lié les deux revendications, suggérant à la Ville de permettre la pratique de ce sport en pleine croissance dans ce secteur accidenté.


En fait, pas moins de 84 des 111 sondés ont appuyé ces deux demandes. En comparaison, seulement une personne a demandé la préservation du boisé Neilson, un enjeu qui a pourtant maintes fois défrayé les manchettes en 2009.


Mais voilà, Québec étant confrontée à une pénurie de terrains, les élus ont accepté lors du dernier conseil municipal d'ajouter une importante partie de ces boisés au périmètre d'urbanisation, cette limite à l'intérieur de laquelle la Ville peut se développer. L'espace ainsi rendu disponible à Saint-Émile pour les promoteurs immobiliers couvre 34 hectares, soit plus de deux fois la superficie de l'anneau de course sur les plaines d'Abraham.


Seuls deux conseillers se sont opposés à la décision de l'administration Labeaume, dont l'élu du secteur, Steeve Verret. Ce dernier soutenait que la bande forestière se trouvait à l'intérieur du bassin versant du lac Saint-Charles, principale source d'eau de la ville de Québec. L'argument avait été balayé par l'administration Labeaume, qui affirmait avoir obtenu l'assurance du contraire. Et donc que l'ajout de maisons n'aurait pas d'impact sur l'eau se trouvant dans la rivière.


Or, les deux tiers du boisé se trouveraient bel et bien dans le bassin versant, selon la carte diffusée par l'Association pour la protection de l'environnement du lac Saint-Charles. Celle-ci permet également de constater que le terrain rendu disponible à la construction se trouve à 1,5 km de la prise d'eau où s'abreuve la moitié de la population de Québec.


Depuis les fusions municipales, Saint-Émile a connu un fort développement résidentiel. Près de 900 maisons unifamiliales y ont été construites entre 2002 et 2008, la plus forte croissance de toute la ville.


Le rapport sur la consultation publique du Plan vert, bleu, blanc souligne d'ailleurs l'indignation de plusieurs sondés déçus par l'absence de projets pour le secteur. «Or, les habitants du quartier sont jeunes et actifs, alors qu'il manque d'infrastructures et d'espaces de loisir», peut-on lire parmi les commentaires. Lors du passage du Soleil, des gens étaient d'ailleurs à faire de la raquette dans les boisés pendant que des motoneigistes circulaient non loin.

lundi 7 décembre 2009

La forêt boréale Canadienne stocke deux fois plus de carbone que les forêts tropicales

Marais Oak Hammock, Man., 17 novembre 2009—Selon un nouveau rapport publié par l’Initiative boréale canadienne, la forêt boréale canadienne stocke presque deux fois plus de carbone à l’hectare que les forêts tropicales. Jusqu’à maintenant, ce nombre avait été largement sous-estimé. Pascal Badiou, chercheur de Canards Illimités Canada (CIC), est l’un des douze membres du groupe international d’experts scientifiques de la forêt boréale qui ont étudié le rapport.

« La forêt boréale est l’une des ressources en eau les plus précieuses du monde; elle est parsemée de millions de petits milieux humides et de lacs qui sont des habitats importants pour la sauvagine et d’autres espèces fauniques. Il s’agit en outre du plus important réservoir terrestre de carbone de la planète, de sorte qu’il joue un rôle clé dans le cycle mondial du carbone », a déclaré M. Badiou.

Le rapport, intitulé The Carbon the World Forgot, qualifie les forêts boréales de l’Amérique du Nord d’habitats essentiels pour d’importantes espèces de mammifères et de très importants réservoirs de carbone sur la planète. Globalement, ces forêts stockent 22 % de tout le carbone accumulé à la surface de la Terre, l’équivalent de 26 années d’émissions mondiales résultant de la combustion de combustibles fossiles. En plus de stocker le carbone dans les arbres, la matière organique accumulée depuis des millénaires est entreposée dans les tourbières et les régions de pergélisol. Une partie de ce carbone boréal est stockée sur place depuis 8 000 ans. Selon M. Badiou, plus de 60 % du carbone organique qui se trouve dans la région de la forêt boréale du Manitoba sont stockés dans les milliers de tourbières qui en couvrent la surface.

La forêt boréale canadienne est un écosystème riche en milieux humides, qui procure tous les ans des habitats de reproduction à 12 à 14 millions de canards. La forêt boréale de l’Ouest constitue aussi un habitat pour quelque 75 % de tous les canards du continent pendant la migration et les périodes de mue, et un habitat estival indispensable à la sauvagine nicheuse des Prairies pendant les années de sécheresse. Selon les planificateurs principaux de la conservation de Ducks Unlimited, la forêt boréale de l’Ouest au Canada est l’une des deux régions les plus prioritaires pour la sauvagine d’Amérique du Nord. Dans sa vision pour la forêt boréale du pays, CIC souhaite qu’elle reste intacte sur le plan écologique, et un habitat productif qui continuera d’assurer une grande diversité et une grande abondance de milieux humides, de sauvagine et autres oiseaux aquatiques.

« Par le passé, les négociations internationales ont largement porté sur le carbone stocké dans la végétation des forêts tropicales. Le rapport fait ressortir la nécessité de se concentrer sur les forêts boréales, et en particulier les tourbières qui s’y trouvent, lorsque nous entamerons une nouvelle série de négociations internationales », a commenté M. Badiou.

À la lumière de ces résultats, les auteurs du rapport insistent pour que les négociations internationales sur le carbone et la protection des forêts examinent des moyens de tenir compte des forêts boréales et de les protéger.

« La conservation peut s’avérer un outil important dans la lutte pour atténuer les changements climatiques, affirme Larry Innes, directeur général de l’Initiative boréale canadienne. Les protocoles internationaux et la législation doivent favoriser le maintien du carbone stocké dans le sol de la forêt boréale ainsi que les tourbières et les milieux humides intacts. Nous devons également permettre aux collectivités autochtones et locales de prendre les devants sur les manières de mieux conserver non seulement le carbone, mais aussi toute la gamme de valeurs écologiques, culturelles et économiques que représente la forêt boréale. »

Plus de 1 500 scientifiques internationaux, sous la gouverne du Groupe intergouvernemental d’experts des Nations Unies sur l’évolution du climat, ont recommandé en 2007 qu’au moins la moitié de la forêt boréale canadienne soit protégée contre de futures perturbations – surtout en vue de conserver intacts la réserve de carbone de la forêt boréale et les habitats sauvages d’importance planétaire. Malgré le manque actuel de protocoles internationaux, plusieurs gouvernements autochtones et provinciaux ainsi que le gouvernement fédéral ont pris des mesures importantes pour protéger des centaines de millions d’hectares de forêt boréale canadienne riche en carbone. Globalement, ces scientifiques recommandent la protection d’au moins 300 millions d’hectares.

Pour lire tout le rapport et les documents connexes, consultez le site http://www.borealbirds.org/carbonreport.shtml.