dimanche 23 mars 2008

Des groupes environnementaux se regroupent pour s'adresser au gouvernement fédéral

Dans l'article suivant dans le Soleil de samedi, on apprend que des groupes environnementaux se sont regroupés pour s'adresser au gouvernement fédéral pour souligner l'évidence même... Notre pays a les moyens et doit prendre les mesures pour assainir l'environnement et ralentir le réchauffement climatique.

Voici quelques extraits de l'article :

Il est par ailleurs de plus en plus évident que la dégradation progressive de l'environnement, alliée à la crise climatique qui nous menace, met en péril notre mode de vie. Les scientifiques affirment que, sur un plan mondial, les changements cliatiques pourraient causer d'importantes pertes en vies humaines en raison de pénuries d'eau potable, de famines dues à de mauvaises récoltes et au développement de maladies. Quelle que soit la manière dont on envisage le problème, nous nous trouvons à un moment critique de l'histoire du monde et de celle de notre pays.
«Demain n'attend pas» consiste en un plan d'action explorant de nouveaux horizons et visant à diminuer l'impact de ce pays sur le climat et à garantir que la prospérité future du Canada se fera sur un socle environnemental sain. Le rapport comprend 30 recommandations sur des sujets aussi divers que l'énergie, les espèces et les milieux sauvages, les océans, l'eau, la nourriture et l'agriculture, la santé humaine et les signaux économiques.

J'ai l'image du bonhomme qui arrose son stationnement... Dans l'article, on poursuit en disant que nous sommes dans la richesse et nous gaspillons inconsciemment, ayant vécu dans cette richesse depuis trop longtemps. Bien sûr, on se fait tous chanter de poser des gestes simples pour faire un différence et c'est très important, mais les gros joueurs n'ont pas encore embarqué. La taxe sur le carbone demeure la meilleure façon de les pousser au postérieur...

Pour plus d'info http://www.tomorrowtodaycanada.ca/fr_index.php

jeudi 20 mars 2008

Les constructeurs débarquent avec leurs grosses pattes !

Bon ben ça y est finalement on voit les vraies couleurs des promoteurs... À peu près tout est rasé, mettons à 97 %, sur le site entre le boulevard des Platanes et la rue de la Fortune.

Il reste le boisé prévu par la Ville pour le parc présentement appelé le parc de la Fortune. Un parc de Fortune ???? Je vais mettre des photos et des liens vers d'autres sites quand ils seront à jour.

J'attends la publication d'une lettre d'opinion. Pour le Comité d'arbres, la proximité d'une des rues qui longe la rivière est inacceptable, la rue est trop proche de la rivière. Si elle est à 20 mètres présentement (ce qui m'étonnerait), les futurs travaux pour bien asseoir la structure de la rue vont sûrement déborder dans la rivière !! J'ai encore des souvenir pénible du traitement à la rivière des Commissaires, quand on a tout aussi subtilement construit un chemin pour la malformation qui pousse présentement dans le mont Reine-Malouin pour répondre à nos besoins en eau, maintenant que le lac St-Charles est définitivement pollué. On a déversé des milliers de 10 roues de pierres sur la rivière qui longe ce prolongement et on a consigné la rivière des Commissaires dans un tuyau pour passer au-dessus.

On paye pour la pollution du lac St-Charles à coup de millions avec le filtre, et on va payer encore des millions pour la réparation du chemin qui y mène, construit sur un ruisseau, ironiquement d'eau assez belle pour être consommée... Et on va payer pour les crues printanières non ralenties par la forêt, qui disparait lentement... Hypocritement...

Si la Ville n'est pas là pour veiller au grain, les entrepreneurs, ils vont juste dire « Euh.. oups ! »

On a toujours l'impression que c'est l'entrepreneur qui a le gros bout du bâton, que les électeurs sont totalement impuissants, on vient raser nos boisés en nous disant que ce n'est pas une forêt de qualité. Pourtant, étant à proximité, j'ai vu les beaux billots, bien empilés, plus tard ramassés et emportés : il doit y avoir quelqu'un qui aime cette forêt autant que moi, pour des raisons différentes !

Alors on agit, ça vous dit ?


Du côté du groupe Forêt y voir... à notre boulevard Loiret, Charlesbourg Express a publié leur communiqué de presse, puisque l'arrondissement est inerte, du moins en surface. Nos conseillers, nos portes-parole, ceux qui sont supposés nous représenter, pour qui on a voté et donné le pouvoir d'agir, ils sont inertes. La Ville a des beaux documents sur l'aménagement en forêt, des guides, il ne reste qu'à agir. On attend toujours. Donc pour agir je vous transmet l'invitation de ce groupe d'ACTION :

OYEZ! OYEZ! OYEZ! DÉVELOPPEMENT SANS PERMIS À CHARLESOURG !

Le 18 février dernier, une augmentation de la densité a été adoptée au conseil municipal pour le secteur situé au nord de la rue des Platanes, passant de 4 logements à l’hectare maximum à 15 logements minimum. Une modification du plan de zonage devait être adoptée au conseil d’arrondissement et les citoyennes et citoyens devaient pouvoir se prononcer à ce sujet. Mais voilà que les travaux ont commencé sans le respect de plusieurs règles d’urbanisme :
  • Les travaux ont débuté avant l’adoption de la modification du plan de zonage au conseil d’arrondissement qui a pour conséquence que les citoyens et citoyennes n’ont pu se prononcer sur ce changement.
  • Plusieurs maisons ont débuté sans permis de construction, de l’aveu même du personnel de l’arrondissement.
  • Des arbres ont été abattus sur les terrains sans l’obtention de permis de déboisement (une véritable coupe à blanc, dont de magnifiques pins!)

C’est pourquoi nous vous invitons en grand nombre au conseil d’arrondissement le 25 mars à 19h au 160, 76e rue Est, à venir faire valoir votre point de vue sur ce développement qui ne respecte pas les règles minimales d’urbanisme de la Ville, ni l’environnement et une saine démocratie municipale. Pour info : rd.la.tortue@videotron.ca Martine Sanfaçon : 628-7636 (voir article dans Charlesbourg-Express p.5 du 19 mars ).

samedi 15 mars 2008

Communiqués de Nature Québec

Voici trois communiqués récents de Nature Québec. J'espère qu'ils seront entendus par tous...

Développement nordique intensif proposé par Jean Charest

Le Québec ne doit pas perdre le nord, prévient aux arbres citoyens !

Québec, le 12 mars 2008 —— L’initiative Aux arbres citoyens ! demande au premier Ministre Jean Charest de modérer ses ardeurs et de ne pas réduire le Nord québécois à un grand chantier de construction. Le Nord, soit la forêt boréale, la taïga et la toundra du Québec, abrite des écosystèmes et une biodiversité d’une grande fragilité. Soulignons que ces écosystèmes représentent également une véritable bombe de carbone. Un tel « chantier » entrerait directement en contradiction avec le Plan d’action québécois sur les changements climatiques, avec la Loi sur les espèces menacées et vulnérables, qui protège notamment le caribou forestier, et avec les intentions du livre vert sur la forêt.

Dans son discours de clôture, lors du 30e congrès du Parti libéral du Québec, le 9 mars dernier, Jean Charest mentionnait « Mon rêve, mon ambition est d'ouvrir le Nord québécois, (…) une occasion rêvée de développer nos ressources énergétiques, notre secteur minier, le secteur du tourisme, le transport. » Pas un mot cependant sur les conséquences environnementales qui pourraient être désastreuses si l’on ouvrait le nord au transport routier, au développement de mines ou à l’abattage des dernières forêts intactes.

Pour l’initiative Aux arbres citoyens ! le Québec doit d’abord conserver les dernières forêts intactes et les grandes étendues nordiques, partie intégrante du patrimoine mondial, avant de penser à tout développement intensif.

Selon Christian Simard de Nature Québec, un des organismes partenaires de l’initiative : « Il ne faut pas transposer dans le Nord le modèle de développement du sud qui s’est avéré insoutenable pour l’environnement. Le Nord québécois ne doit pas être perçu comme un « bar ouvert », il faut éviter la ruée vers le nord. »

Pour Marie-Ève Marchand de la Société pour la nature et les parcs – Québec : « Nous tenons à dire au premier ministre que nous sommes contre un développement économique qui se fait au dépends des valeurs sociales et environnementales prônées par notre organisme. Le développement doit absolument passer par une planification intégrée de l’exploitation et de l’utilisation des ressources du nord, et devrait faire une large place à la conservation et aux multi-usages du territoire. »

L’environnement nordique, riche en milieux humides qui sont sensibles aux perturbations, est considéré comme un grand réservoir de carbone. À l’heure où la population se préoccupe, de plus en plus, des impacts des changements climatiques, développer le nord du Québec risque de mettre en circulation davantage de gaz à effet de serre, soit par la coupe d’arbres ou par des perturbations du pergélisol qui contient de grande quantité de méthane, un gaz à effet de serre plus puissant que le gaz carbonique. Certains parlent même du sol de la toundra comme d’un véritable Fort Knox du carbone, en référence à l’endroit où les Américains stockent leurs réserves d’or.

Pour l’initiative Aux arbres citoyens !, le développement du nord va à l’encontre de la philosophie même du développement durable. L’initiative tient à rappeler au gouvernement qu’il y a d’autres volets que celui de l’économie dans la notion du développement durable. L’autonome dernier, les groupes de conservation ont demandés au commissaire du développement durable de s’attarder au développement minier. Devrait-on, maintenant, lui demander d’élargir le sujet pour traiter de l’utilisation des ressources naturelles au nord ?

Mentionnons que, dans les Territoires du Nord-Ouest, le gouvernement fédéral (qui pourtant n’est pas un exemple en matière de développement durable) a compris l’importance de conserver prioritairement de grands territoires avant de favoriser l’exploitation des ressources.



Un budget qui oppose développement " dur " au développement durable

Québec, le 13 mars 2008 — « C’est un budget qui oppose le développement « dur » au développement durable », a déclaré Christian Simard directeur général de Nature Québec au sortir du huis clos sur le budget 2008-2009 du gouvernement québécois.

Selon Nature Québec, le gouvernement se lance tous azimuts dans le développement minier et du Nord Québécois, dans la poursuite d’un développement agricole non durable, dans les crédits d’impôt aux entreprises, dans l’abolition de la taxe sur le capital pour les entreprises manufacturières, sans imposer aucun garde-fou environnemental. Dans ces nouvelles mesures, Québec n’impose aucune « écocondition » quant à la consommation d’énergie et des ressources et au respect de l’environnement. Contrairement aux années passées, on ne retrouve pratiquement aucune nouvelle mesure de fiscalité verte visant à encourager les bonnes pratiques et à décourager les mauvaises dans le secteur de l’exploitation des ressources (à quand les fameuses redevances sur l’eau?).

Québec est fier d’avoir reçu une bonne note de l’institut Fraser qui considère le Québec comme un véritable paradis minier. Voilà qu’il créera un Fonds du patrimoine minier de 45 Millions $ qui ne prévoit rien pour limiter les impacts énormes de cette industrie sur l’environnement, la santé et les milieux naturels, mais qui « dopera » économiquement et inutilement une industrie déjà en pleine effervescence. En ne prévoyant pas immédiatement des mesures sérieuses de protection, « le paradis minier risque fort bien de se transformer en enfer environnemental » prévient Christian Simard.

Les nouvelles mesures environnementales annoncées dans la section « développement durable du budget » se limitent à 27 millions $ pour 2008-2009 (133 millions $ d’ici 5 ans) ce qui est très peu sur un budget de près de 64 milliards $ ! On note cependant avec intérêt le budget de 106 millions sur 5 ans pour la protection des milieux naturels, une petite mesure d’encouragement à la géothermie et à la récupération de l’énergie dans le secteur industriel (1 M$ à compter de l’an prochain), un peu plus d’argent pour les technologies vertes (12 millions$) et pour la connaissance sur l’eau (15 millions $, déjà annoncés).


Plus globalement, notons que le budget du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) est en diminution alors que celui du Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs croit de 3,23%, soit moins que l’augmentation moyenne des dépenses du gouvernement (4,2%).

À l’autre bout du spectre, Québec prévoit encore éponger un déficit de plus de 300 millions $ à la Financière agricole pour financer des programmes de stabilisation qui deviennent des gouffres sans fond et qui financent des pratiques particulièrement agressives sur le plan de l’environnement, notamment une filière porcine devenue incontrôlable. On fait bien référence au rapport Pronovost sur l’agriculture, mais on n’en retient qu’une infime partie (la formation), alors que le rapport proposait une véritable révolution dans le soutien à une agriculture plus durable et plus respectueuse de l’environnement. La commission proposait une réforme en profondeur des programmes d’aide, le soutien à une agriculture multifonctionnelle et diversifiée et l’aide directe aux agriculteurs qui laissent peu d’empreinte écologique sur leur environnement et qui ont des pratiques agricoles durables.

En conclusion, Nature Québec considère qu’un budget est la plus importante politique environnementale d’un gouvernement. C’est le test de réalité ultime par lequel on peut évaluer la profondeur du discours environnemental d’un gouvernement. Force est de constater que ce budget n’intègre pas l’environnement dans ces principales mesures. En ce sens le gouvernement du Québec oppose encore « le développement « dur » au développement durable ».


Parc national du Mont-Orford

70 ans déjà, ça se fête!

Québec, le 11 mars 2008 —— Nature Québec tient à souligner le 70e anniversaire de naissance du parc national du Mont-Orford. Et, pour ce faire, invite la population à participer au Colloque Parc du Mont-Orford, 70 ans, naturellement qui se tiendra le 30 mars prochain au centre de villégiature Jouvence, dans le parc du même nom, situé au 131, chemin de Jouvence, Orford.

Sous la présidence d’honneur de Michel Bélanger, président de Nature Québec, les participants seront invités à se remémorer les grands moments du passé et à regarder vers l’avenir. Le colloque se veut une journée d’échanges et de célébrations, suivie d’un repas festif.

Parmi les conférenciers invités soulignons l’historien Jean-Pierre Kesteman, Maurice Giroux, petit-fils du co-fondateur Louis-Arthur Giroux, Louise Gratton directrice des sciences et de la gestion des milieux naturels pour le dossier du Corridor appalachien de Conservation de la nature, Jean Hubert, responsable de la commission Aires protégées de Nature Québec, Pierre Dépelteau, directeur du parc national du Mont–Orford et Christian Simard, directeur général de Nature Québec. L’après-midi sera animé par le talentueux conteur Mathieu Lippé.

Il y a 70 ans déjà, à l’initiative du docteur Bowen, naissait le parc du Mont-Orford, qui deviendra officiellement, en 1979, le parc national du Mont-Orford.

Pour plus d’informations, contactez Ginette Bélanger de Nature Québec au (450) 297-0986. Les frais liés au colloque et au repas, au coût de 20 $, sont payables soit en argent comptant, par chèque ou carte de crédit au nom de Nature Québec, 870 avenue De Salaberry, Québec (Québec) G1R 2T9.

mercredi 27 février 2008

Balade en forêt !

Voici une offre intéressante de l'Association forestière pour découvir une forêt ancienne:

Excursion hivernale au Parc de la forêt ancienne du mont Wright - Samedi 22 mars 2008

Venez apprécier le Parc de la forêt ancienne du mont Wright sous son manteau de neige. L’Association forestière Québec métropolitain vous offre l’opportunité de participer à une excursion pédestre ou en raquettes, dépendamment des conditions de neige, le samedi 22 mars 2008 de 12h00 à 16h00. Le parcours totalise près de 7 km en empruntant le Sentier de la Forêt ancienne et le Sentier du Sommet. Toutefois, le parcours pourrait être écourté selon les conditions de neige ou climatiques. Tout au long de cette excursion, vous aurez l’opportunité de découvrir la vie hivernale du parc. Comment se comporte la faune et la flore, et quelles sont les stratégies utilisées pour passer l’hiver ? Afin de garder votre énergie et votre bonne humeur, prévoyez une boisson désaltérante et une collation.

Pour plus d’information ou pour réserver votre place : Association forestière Québec métropolitain (418) 522-0006 poste 3022 ou alexandre.baker@afqm.org

mardi 19 février 2008

Mémoire sur le RVQ 1346



Mémoire sur les impacts de R.V.Q. 1346, visant à sortir du PAE la section à lotir autour de la rivière des Roches

Présenté par le Comité d'arbres de Charlesbourg au Conseil de Ville de Québec dans le cadre de la consultation publique le 18 février 2008

Le Comité d'arbres de Charlesbourg

(je ne répéterai pas, vous pouvez la trouver ici)

Introduction

Dans le cadre du PAE, on se prépare à remplir toutes les zones de lotissement potentiel de Charlesbourg d'ici l'an prochain, très rapidement. Une des raisons qui semble évidente est l'apport d'environ 1500 nouvelles habitations : 3 000 000 $ de revenus stables plus 1500 comptes de taxes de bienvenue. Un tel revenu permettrait d'éviter une augmentation excessive des taxes aux autres contribuables, dans les années à venir, avec la fusion des services et les coûts afférents.

Cet avantage dans l'immédiat ne tient cependant pas compte des répercussions à moyen terme :

- L'impact sur le réseau routier

- L'impact sur le bassin versant suite au déboisement.

- L'impact d’une construction en masse sur les valeurs immobilières dans le contexte actuel de ralentissement inévitable.

Dans le cadre de la consultation sur le présent règlement, le Comité d'arbres de Charlesbourg demande :

· un moratoire sur l'abattage à blanc des arbres dans tous les projets de construction en forêt urbaine, donc celui touché par R.V.Q. 1346;

· un plafond à la densité dans cette zone de forêt urbaine;

· et l'examen d'un professionnel, selon les disposition de la Loi sur la qualité de l’environnement concernant les milieux humidesF[1]F, de la zone humide dans la section du PDAD que l'on veut exclure à l'aide de R.V.Q. 1346.

Les motivations de ces trois demandes nécessitent un bref survol de la situation dans la région.


[1] On peut trouver un résumé de ces dispositions sur le site de l'APCHQ au lien suivant : HUhttp://www.apchq.com/prod/portail.nsf/(alias)/25evemilhum2UH .


Situation urbaine dans le nord de Charlesbourg

Présentement, la pression sur le réseau routier est à son maximum. On prolonge un artère comme Robert-Bourassa, mais on ajoute des centaines de nouveaux foyers autour.



Figure 1 - Rue de la Colline l'automne passée, rue résidentielle connectrice vers Robert-Bourassa, à mi-chemin entre le corridor des Cheminots et le boulevard de la Faune.

(On voit le feu de circulation vert et les feux arrière des automobiles indiquent l'arrêt.)

On élargit un axe nord-sud, mais le développement de nouveaux quartiers au nord bloquent l'autoroute jusqu'à Lac-Beauport.

Figure 2 – Autoroute Laurentienne, dans la sortie de la Faune, à 7 h 20 en janvier 2008.

(On voit la lumière des freins qui indique l'arrêt, on voit ces lumières jusqu'à l'autre montée de relief qui est la sortie Jean-Talon.)

En remplissant les lotissements potentiels, on ajoute encore plus de pression sur le réseau routier. La pollution augmente, sans compter les îlots thermiques créés par la déforestation.

De plus, quand il tombe 15 centimètres de neige à Québec, à Notre-Dame-des-Laurentides, il en tombe 20 ou 25 centimètres. Les lots de 300 mètres ne peuvent accueillir la neige soufflée autant, et dans le nord la situation devient cauchemardesque.


Figure 3 – Un hiver dans le nord de Charlesbourg, pour un quartier de jumelés.

Le bassin versant et le déboisement

Déboiser crée des îlots thermiques, affecte le climat local, crée des sources de grands vents, accélérant l'érosion en attendant que les petits arbres replantés deviennent matures.

En outre, le ruissellement des montagnes sera modifié. Vous trouverez en annexe la lettre écrite à monsieur Labeaume à ce sujet dans le Soleil le 13 décembre 2007. L'eau claire et potable venant des montagnes coulera sur les nouvelles rues - en pente - et les pelouses traitées au phosphore, apportant de la pollution chimique et plus de sédiments dans les rivières plus bas. Les arbres, l'humus, les tourbières, les divers milieux humides permettent normalement d'absorber, de filtrer cette eau et la ralentir.


Figure 4 - Kalmia poussant dans un milieux humide dans la zone visée par R.V.Q. 1346.

Sur les berges de la rivière des Roches, on retrouve un petit milieu humide. Les plans de construction sont très près de cette zone qui contient des plantes fragiles et une végétation dont la capacité d'absorption ferait l'envie des urbanistes et leurs bassins de rétention : Les milieux humides recouvrant un sol poreux peuvent remettre en solution jusqu’à 153 186 litres l’hectare, par jour, dans les eaux souterraines. Ils ont une capacité de rétention du phosphore allant jusqu'à 94 %F[1]F. Cette éponge gratuite n'aurait besoin que d'une petite zone tampon pour apporter un avantage net contre la crue au printemps. Selon les dispositions de la Loi sur la qualité de l’environnement concernant les milieux humides, la zone doit être inspectée par un spécialiste. Il ne faut cependant pas les utiliser comme dépotoir pour les eaux usées.

La rivière des Roches se déverse dans la rivière du Berger, tout comme la rivière des Sept ponts, autour de laquelle de la construction intense est également planifiée. On a malheureusement rasé à blanc de la forêt pour construire la Seigneurie St-Émile, dans le secteur Geoges-Muir, un secteur tout près de l'autoroute de surcroît où la forêt est un pare-bruit, pare-vent et pare-poussière. La dimension des terrains planifiés ne le justifie pas, il s'agit de terrain de 560 mètres carrés (6000 pieds carrés) et plus.

En rasant la forêt, on se retrouve avec des problèmes potentiels d'inondation, comme on l'a vu en 2005 pour la rivière de la Lorette. Tous les bassins de rétentions ne valent pas quelques arbres matures aborigènes, laissés en fond de terrain, en cour latérale et en avant. On peut construire en harmonie avec le couvert forestier, en donnant des outils au Service de l'environnement, comme l'abolition de la coupe à blanc en forêt urbaine. Une lettre de Jean Bousquet a été publiée à ce sujet, dans Le Soleil du 13 novembre 2007. Vous la trouverez en annexe à ce document.

Je vous invite également à lire les mémoires écrits dans le cadre des consultations pour le règlement sur l'abattage des arbres, à l'automne 2007. Ces mémoires ont été rédigés par des Conseils de quartier, des citoyens regroupés en comité (Comité d'arbres de Charlesbourg), et des spécialistes tels que Jean Lamontagne, Suzanne Hardy et Jean Bousquet (HUhttp://www.ville.quebec.qc.ca/fr/organisation/consultation_abattage_arbres.shtmlUH). Ces mémoires reflètent des inquiétudes qui prennent de l'ampleur, à l'heure où des centaines de scientifiques s'unissent pour nous mettre en garde que nous devons penser à long terme.

7BEndetter des jeunes familles à l'aube d'un ralentissement économique ?

Quand nos voisins du Sud toussent, nous avons le rhume. Il suffit de lire l'article d'Éric Desrosiers dans le Devoir du 26 janvierF[2]F, simplement intitulé Atchoum ! pour comprendre que malgré la force de notre dollars, nous sommes influencés par les aléas économiques de notre voisin envahissant, présentement dans une crise immobilière. Toutes les compagnies reliées au matériel de construction ici au Canada révisent leur chiffres en baisse pour 2008. Desjardins évaluait la possibilité d'une récession encore à 40 % en décembre 2007, ces chiffres demeurent dans une publication en janvierF[3]F. Éventuellement nous seront touchés. Cette crise a été provoquée par de trop nombreux prêts à risque. Sommes-nous obligés de les imiter ?

Des jeunes familles s'endettent de 200000 $ sur une période de 30 et 35 ans. Que ferons-nous quand cette baisse gagnera notre région, augmentant les taux d'intérêt et baissant les valeurs immobilières ? Les condominiums en Floride sont de plus en plus abordable par les temps qui courent. Pourquoi construire aussi rapidement maintenant ? On peut amortir l'effet de vague de nos voisins du Sud en construisant de manière plus pondérée.

3BConclusion

Selon un article d'Éric Moreault dans Le SoleilF[4]F, Seattle, la ville de Jimi Hendrix et de Nirvana exige pour délivrer un permis de construction ou de rénovation dans le centre-ville que le projet soit LEED. Elle compte tripler son nombre d’arbres d’ici 2030. Son maire, Greg Nickels, est à l’origine du mouvement des quelque 500 villes américaines qui tentent de respecter l’objectif de réduction de gaz à effet de serre du Protocole de Kyoto. Toujours dans le même article, « On dit toujours qu’on ne va pas assez vite, mais depuis 10, 15 ans, on a fait des pas importants », souligne Michel Lagacé, directeur du service de l’environnement.

Le Comité d'arbres de Charlesbourg croit qu'il faut maintenant donner des bottes de sept lieues au Service d'environnement. Et c'est dans ce contexte que nous demandons 3 choses pour R.V.Q 1346 et les autres projets visant à sortir des forêts urbaines pour construire :

· un moratoire sur l'abattage à blanc des arbres dans tous les projets de construction en forêt urbaine, donc celui touché par R.V.Q. 1346;

· un plafond à la densité dans cette zone de forêt urbaine;

· et l'examen d'un professionnel, selon les dispositions de la Loi sur la qualité de l’environnement concernant les milieux humidesF[5]F, de la zone humide dans la section du PDAD que l'on veut exclure à l'aide de R.V.Q. 1346.


[1] Les valeurs de la nature—l’importance des pratiques de conservation des milieux humides et des terres hautes dans la gestion des bassins hydrographiques, chapitre 6 : Les milieux humides. Canards Illimités Canada, avril 2006 (HUhttp://www.ducks.ca/fr/conservation/milieux_humides/pdf/nv6_mh.pdfUH )

[2] Atchoum ! Quand les États-Unis éternuent, tout le monde attrape le rhume, édition du 26 et 27 janvier 2008 du Devoir de Montréal (HUhttp://www.ledevoir.com/2008/01/26/173395.htmlUH).

[3] Point de vue économique, numéro du 15 janvier 2008, par Desjardins Études économiques, http://www.desjardins.com/fr/a_propos/etudes_economiques/actualites/point_vue_economique/pve80115.pdf

[4]Le Soleil de Québec, Samedi 24 novembre 2007, Grands Dossiers, Des villes inspirantes, par Éric Moreault.

[5] On peut trouver un résumé de ces dispositions sur le site de l'APCHQ au lien suivant : HUhttp://www.apchq.com/prod/portail.nsf/(alias)/25evemilhum2UH .


En annexe:

Lettre à Régis Labeaume le 13 décembre 2007 dans le Soleil de Québec

Un autre mémoire direct au Conseil de ville !

Hier je suis allée au petit parlement, le conseil de ville. On a eu droit à un show interminable sur le tramway et le déneigement, complet avec TCE. Ma tante vient de Shannon, j'espère qu'elle n'écoutait pas c'était désolant.

Je vais mettre le mémoire en ligne ce midi ou ce soir.
Autour de 20 heures j'ai eu droit à mon 10 minutes, j'ai fait mon petit speech, j'ai présenté mon petit mémoire. J'avais de la misère à contrôler ma voix, je tremblais des pieds à la tête, mais j'ai pris mon temps et j'ai sentis tous les regards sur moi. Les autres m'ont dit que j'ai ben fait ça. À un moment donnée j'ai perdu le fil mais comme j'ai appris dans mes cours de littérature, je m'en suis sortie avec une blague, ça a bien marché. On m'a donné des bons commentaires, y'en a même qui l'avait lu !
L'ambiance a beaucoup changé depuis qu'on a changé de garde, c'est ça la politique ! Certains conseillers sont maintenant assis très loin du boss !
Pour nos commentaires, ça a pris au moins une bonne demi-heure. J'en ai pris 10, pas mal tout le monde du Comité présent s'est exprimé, ceux qui ne sont pas venus je pense que c'est parce que leur commentaires ont été étayés par d'autres, et juste leur présence m'a donné beaucoup d'énergie pour la pertinence de notre intervention. Il y avait 4 personnes de Forêt y voir qui ont également pris la parole avec des commentaires plus directs :-)

On a beaucoup insisté pour mieux protéger la rivière, pour conserver du couvert forestier et protéger les milieux humides. À chaque fois qu'on parlait de ce qui nous reste de forêt, on sentait une sensibilité. On va voir les résultats seulement à la longue, c'est le genre de chose qui prend du temps à prendre effet. Mais j'ai un feeling que la coupe à blanc de Georges-Muir c'était une erreur qui va être chèrement payée, et qui ne risque pas de se reproduire.

Ah pis ce soir un 2e Conseil de quartier va être élu pour Charlesbourg !
Yes we can !

mercredi 13 février 2008

Des nouvelles

Ça grouille avec le Comité mais rien à présenter de concret, d'où le silence. Nos membres qui sont dans le Conseil de quartier ont proposé des projets pour le plan d'action, de l'aménagement et de la plantation.

On a accueilli dans nos rangs une botaniste, Martine Lapointe, qui fait de la superbe photo et fait partie de FloraQuebeca, en plus d'enseigner à Laval. Cette personne qui vient de NDL en plus, pourra nous aider pour identifier la végétation et pour faire des activités de familiarisation avec la flore, et j'en passe...

Autour de Loiret il y a un projet de règlement en mars comme celui de la rivière des Roches, pour sortir du PDAD ce secteur là, la consultation est à venir.

À part ça, ben on souhaite bonne chance à Me Grey, Greenpeace et le Giram... Nos coeurs sont avec vous contre Goliath... Yes we can...