dimanche 20 avril 2008

Bonne journée de la Terre

Allô à tous les "gaïens", j'avais mon chapeau Équiterre en fin de semaine et avec d'autres bénévoles, on a tenu un beau kiosque dans le Musée de la civilisation, dans le cadre de la journée de la Terre. Il y avait également l'INRS, Fierbourg, le projet du Tramway, Éco-Logis, Soverdi, Tackt-Étik, Nature Québec, et Recyc-Québec. J'espère que je n'en oublie pas.

Mais tout cela gravitait autour d'un grand projet du Musée : le potager du futur de Franco Dragone. L'idée c'est que les citoyens ramassent des sacs de graines donnés dans le cadre du jour de la Terre. On fait germer les graines à la maison et on rapporte les pousses pour les planter sur le toit du Musée. J'ai vraiment hâte de voir le résultat. Il y avait des haricots, des carottes, des bettes à carde et des tournesols. Ce sont des variétés avec des couleurs très originales. J'avais jamais vu des haricots qui fleurissent rouge.

Une employée du Musée, Sarah, me disait que des écoliers se verront également confié la mission de faire pousser ces plantes de potager. Bravo, c'est vraiment un très beau projet, monsieur Dragone.

mercredi 16 avril 2008

Les bouteilles en plastique, ça devient sérieux !

Dans un article de Radio-Canada, aujourd'hui, on rapporte que le bisphénol se confirme comme devenant banni. Vous vous souvenez que j'avais fait un article à ce sujet ?

Je n'ai pas retrouvé l'article qui parlait des bouteilles d'eau à usage simple, qui libère plus et encore de cette substance à mesure que la protection offerte par la stérilisation initiale s'enlève... Donc je ne peux pas vous affirmer selon cette source de mémoire que toutes les bouteilles d'eau à usage uniques sont pire encore que les bouteilles en lexan. Je finirai bien par trouver.

L'article de Radio-Canada cite le Globe and Mail de hier, qui dit que « le ministère de la Santé s'apprête à faire du Canada le premier pays du monde à désigner le bisphénol A comme un produit présentant un risque pour la santé ». Le même article souligne que MEC a changé sa marchandise en conséquence.

Un très bon article

Fraîcheur verte

12 avril, Éric Moreault, Le Soleil, Québec

La protection des espaces verts en milieu urbain n’est pas qu’une lubie environnementale ou un prétexte esthétique. Il s’agit aussi d’une nécessité de santé publique, car ceux-ci aident à diminuer la température des villes et à prévenir la mortalité liée à la chaleur excessive.

Une étude sur 20 ans des épisodes de canicule, réalisée par la Direction de santé publique (DSP) de Montréal, révèle que le nombre quotidien de morts passe d’une quarantaine à une centaine. «Des décès qui auraient pu être évités», estime Norman King, épidémiologiste à la DSP, qui dévoilait ces résultats hier à une conférence organisée par le Conseil régional de l’environnement de Québec.

La vague de chaleur qui avait emporté plus de 15 000 personnes en France, en 2003, est un bon exemple de ce qui pourrait se produire si les gouvernements, surtout municipaux, n’agissent pas. «On n’en est pas encore là au Québec, mais les projections (urbanisation massive et changements climatiques) indiquent qu’on s’en va vers ça», explique M. King.

La minéralisation des villes (asphalte, brique, goudron) fait que les températures ont tendance à y être plus élevées de 2 à 8 °C qu’à la campagne. Qui plus est, le développement résidentiel et industriel rogne sans cesse les espaces verts. À Montréal, par exemple, 80 % de la surface du territoire est construite ou asphaltée. Depuis 1986, la perte d’espaces naturels est d’environ 3000 hectares, soit 14 fois le parc du Mont-Royal.

Sans parler de la pollution liée aux transports (GES et autres) et de la chaleur qui s’en dégage. Tout cela contribue à la création de ce qu’on appelle les îlots de chaleur. Dans la métropole, ces îlots représentent de 10 % à 15 % du territoire. D’ici à une trentaine d’années, la proportion pourrait atteindre 50 %.

Or, les journées chaudes, le risque de mortalité est plus élevé dans les secteurs où la température de surface est plus élevée comparativement aux secteurs plus frais — près d’un parc, par exemple. La différence peut parfois atteindre 10 °C et même plus à proximité d’un secteur industriel.

La DSP travaille à des campagnes d’information pour les jeunes enfants (zéro à quatre ans) et les personnes âgées, qui sont les plus à risque. «C’est correct, mais pas suffisant, estime M. King. Il faut aussi agir sur l’environnement pour éviter de passer notre temps à intervenir sur le terrain.»

Ce qui veut dire reverdir les quartiers et protéger les espaces verts. La plantation d’arbres et d’arbustes crée de l’ombre et abaisse la température de l’air, en plus de purifier l’air, d’atténuer le bruit ambiant et d’absorber en partie l’eau de pluie. Mais il faut aussi favoriser la réduction de la circulation et l’utilisation de matériaux réfléchissants de couleur pâle, qui reflètent les rayons du soleil.

Autrement dit, que les villes adoptent de réels plans stratégiques en développement durable.

mardi 15 avril 2008

Dans la gang du bassin !

Bon ben j'ai été acceptée dans le CA du Conseil du bassin versant de la rivière St-Charles. Je vais devoir diminuer mes activités autres que ce qui concerne les arbres et les rivières. J'ai bien l'intention de participer à toutes les rencontres assidûment pour que mes amis membres découvre que je peux contribuer, à ma façon.

Le conseil s'est mis un méga-plan d'action pour 2008, il y a des grandes attentes. Il y a des gens là-dedans qui sont très compétents, j'espère fournir l'information qu'ils ont besoin d'une citoyenne représentant Notre-Dame-des-Laurentides, et bien plus.

À suivre à la fin du mois: Consultation publique sur le PDAD le 30 avril

Pour en savoir plus, adressez-vous à votre conseil de quartier ou cliquez sur le lien pour lire les règlements, surtout si vous planifiez d'aller à la soirée.

En mai il y aura le très attendu règlement harmonisé de l'urbanisme. Je vous tiens au courant, comme d'hab...

samedi 12 avril 2008

Jour de la Terre

Samedi et dimanche au musée de la Civilisation il va y avoir plein de kiosques sur la journée de la Terre. Un gros scoop : Équiterre va avoir un beau kiosque interactif avec un jeu conçu par un experte en pédagogie et les mains bricoleuses de bénévoles. Venez les voir, il y a beaucoup de travail derrière ce kiosque !

Il va y avoir des conférences gratuites et plein d'activités. Venez en grand nombre et en famille, c'est une belle activité pour sensibiliser vos jeunes à notre fragile planète et surtout à comment prévenir un peu...

Soyez les bienvenus !

samedi 5 avril 2008

À l'AG du bassin versant de la rivière St-Charles

Bonjour à tous, je me présente pour le CA du Conseil du bassin versant de la rivière St-Charles dans quelques jours.

Ayant déjà été déléguée par mon Conseil de quartier ici à Notre-Dame-des-Laurentides, dans le cadre des consultations du conseil du bassin, ils m'envoient comme déléguée de façon plus régulière. J'ai vu le poste ouvert et tous mes contacts avec eux ont été très enrichissants. Quand j'ai offert mes services à ce sujet au Conseil de quartier, ils ont répondu tous oui sans exception. C'est donc plein de confiance que je vais aller les représenter.

Dans le territoire du conseil de quartier de NDL, il coule plusieurs très belles rivières et le Conseil désire appuyer l'Apel pour dépolluer la rivière Jaune cette année. Le Comité d'arbres veut aussi soutenir cette démarche quand ses services peuvent être utiles. D'être au courant des activités du bassin dans son ensemble est important pour notre coin, puisque nous sommes en amont et que l'action en amont doit en être une de prévention.

Pour ceux qui ne m'ont jamais lu, la question doit surgir... C'est quoi le lien entre le Comité d'arbres et le bassin versant ? Et bien, qu'est-ce qui filtre l'eau en montagne, la ralentit, réduit les sédiments, prévient l'érosion des berges en creusant ses racines dans la terre et en réduisant le déboulement des roches ? Tadah ! Les arbres ! Un arbre dans la nature c'est comme un violon dans un orchestre, y'en a jamais assez. Si vous avez vu la symphonie des milles en mars vous comprenez cela.

Les arbres et les marécages sont deux alliés très précieux pour conserver une eau saine, et l'eau c'est une grande richesse que nous avons en abondance et prenons trop pour acquis. La région de Québec est capable de se dépolluer et se reverdir beaucoup plus facilement qu'ailleurs. Il faut protéger ce qui nous reste de forêt et replanter dans les points chauds, ce que le professeur en foresterie à l'université Laval, Jean Bousquet, appelle les ilôts thermiques, les endroit qui réchauffent le climat par leur manque de végétation. Il faut réussir à mettre des règlements assez sévères pour empêcher la coupe à blanc dans les projet résidentiels. Les entrepreneurs vont s'ajuster.

Enfin, au bassin versant, il y a toutes sortes d'intervenants qui siègent au CA, donc je vais avoir l'occasion d'apprendre beaucoup sur comment ça marche l'environnement dans ma ville et parler pour mon conseil de quartier. Je vais avoir le mandat de rendre compte de ces réunions (si l'AG m'élit bien sûr) à mon Conseil de quartier et je vais aussi mentionner ce qui est pertinent pour le Comité d'arbres dans le blogue. Je pense que c'est gagnant pour tout le monde.

Un dossier à suivre...

samedi 29 mars 2008

Est-ce que les bouteilles d'eau sont toxiques ?

En tant que mordue de plein air et d'entraînement physique, j'utilise des contenants de tous les genre pour me désaltérer depuis des années. L'automne passée, il y a eu beaucoup de bruit autour des bouteilles en lexan, que j'utilise surtout l'hiver en randonnée parce que le tube de mon sac d'eau gèle, et en entraînement en salle. Mon magasin de sport avait retiré tous ses articles en lexan. Puis des bouteilles de plastiques sont réapparues sur les tablettes, et j'en ai acheté une en sachant que ce magasin avait fait ses devoir. Sauf que je suis venue à me demander... Les bouteilles qui me reste, est-ce si pire ? Alors j'ai fait des recherches.

En 2005, dans le magazine Endocrinology, un docteur mentionne déjà le problème du Bisphénol-A, substance en jeu dans cet empoisonnement qui cause des problème dans le développement du cerveau et des cellules cancéreuses dans le sein. (ref. http://www.medicalnewstoday.com/articles/34469.php). Selon cet article, des doses aussi petites que .23 parties par trillion affectent certaines hormones en charge du développement du cerveau.

Mais j'avais trouvé une source plus récente, je vais continuer demain... À suivre...

OK en 2008, le même docteur (Scott Belcher) se prononce à nouveau et j'ai trouvé la source sur le site de Passeport Santé.

On dit que mettre de l'eau bouillante dans une bouteille d'eau ou une bouteille de lait pour bébé accélére la libération de biphénol-A. Il est difficile de prouver les effets du biphénol sur l'humain car il y en a partout ! On pense cependant que le développement du cerveau et la fertilité seraient touchés, et le cancer du sein et de la prostate provoqués par cette substance.

(5 avril) J'en ai trouvé un autre, sur le site de la revue Espaces, c'est un article plus long qui explique aussi pourquoi tout d'un coup on s'intéresse à la toxicité du biphénol-A. C'est que les chercheurs de ce domaine ont compris mieux le fonctionnement des perturbateurs endocriniens. Ces éléments imitent nos hormones. Dans le cas du biphénol-A, c'est l'estradiol, une des hormones les plus importantes du corps humain. Les effets sur les rats de laboratoire fon peur et explique certaines épidémies qui date de 20-30 ans : augmentation des taux de cancer de la prostate et du sein, développement anormal des organes génitaux chez les bébés mâles, diminution de la qualité et de la quantité de spermatozoïdes, arrivée précoce des règles chez les femelles, problèmes métaboliques comme le diabète de type 2 et l’obésité, de même que des troubles neurocomportementaux comme le déficit d’attention. Je vous invite à lire cet article très bien vulgarisé.

Heureusement, les fabricants remplacent progressivement leurs produits. Mountain Equipment Coop a fait l'exercice et leurs produits sont libres de cette substance. Si vous voulez réutiliser les bouteilles, celles en vitre font très bien aussi... De toute façon, les bouteilles d'eau de source sont partout, j'ai été dégoûtée à plusieurs reprise dans la vallée de la rivière Jacques-Cartier en apercevant des bouteilles vides jetées par-dessus un belvédère. Avec les nouvelles usines de filtration pour Québec, on devrait avoir une eau de qualité supérieure donc laisser tomber l'eau en bouteille sera peut-être possible même pour les plus sensibles. J'ai un rêve...