samedi 15 mars 2008

Communiqués de Nature Québec

Voici trois communiqués récents de Nature Québec. J'espère qu'ils seront entendus par tous...

Développement nordique intensif proposé par Jean Charest

Le Québec ne doit pas perdre le nord, prévient aux arbres citoyens !

Québec, le 12 mars 2008 —— L’initiative Aux arbres citoyens ! demande au premier Ministre Jean Charest de modérer ses ardeurs et de ne pas réduire le Nord québécois à un grand chantier de construction. Le Nord, soit la forêt boréale, la taïga et la toundra du Québec, abrite des écosystèmes et une biodiversité d’une grande fragilité. Soulignons que ces écosystèmes représentent également une véritable bombe de carbone. Un tel « chantier » entrerait directement en contradiction avec le Plan d’action québécois sur les changements climatiques, avec la Loi sur les espèces menacées et vulnérables, qui protège notamment le caribou forestier, et avec les intentions du livre vert sur la forêt.

Dans son discours de clôture, lors du 30e congrès du Parti libéral du Québec, le 9 mars dernier, Jean Charest mentionnait « Mon rêve, mon ambition est d'ouvrir le Nord québécois, (…) une occasion rêvée de développer nos ressources énergétiques, notre secteur minier, le secteur du tourisme, le transport. » Pas un mot cependant sur les conséquences environnementales qui pourraient être désastreuses si l’on ouvrait le nord au transport routier, au développement de mines ou à l’abattage des dernières forêts intactes.

Pour l’initiative Aux arbres citoyens ! le Québec doit d’abord conserver les dernières forêts intactes et les grandes étendues nordiques, partie intégrante du patrimoine mondial, avant de penser à tout développement intensif.

Selon Christian Simard de Nature Québec, un des organismes partenaires de l’initiative : « Il ne faut pas transposer dans le Nord le modèle de développement du sud qui s’est avéré insoutenable pour l’environnement. Le Nord québécois ne doit pas être perçu comme un « bar ouvert », il faut éviter la ruée vers le nord. »

Pour Marie-Ève Marchand de la Société pour la nature et les parcs – Québec : « Nous tenons à dire au premier ministre que nous sommes contre un développement économique qui se fait au dépends des valeurs sociales et environnementales prônées par notre organisme. Le développement doit absolument passer par une planification intégrée de l’exploitation et de l’utilisation des ressources du nord, et devrait faire une large place à la conservation et aux multi-usages du territoire. »

L’environnement nordique, riche en milieux humides qui sont sensibles aux perturbations, est considéré comme un grand réservoir de carbone. À l’heure où la population se préoccupe, de plus en plus, des impacts des changements climatiques, développer le nord du Québec risque de mettre en circulation davantage de gaz à effet de serre, soit par la coupe d’arbres ou par des perturbations du pergélisol qui contient de grande quantité de méthane, un gaz à effet de serre plus puissant que le gaz carbonique. Certains parlent même du sol de la toundra comme d’un véritable Fort Knox du carbone, en référence à l’endroit où les Américains stockent leurs réserves d’or.

Pour l’initiative Aux arbres citoyens !, le développement du nord va à l’encontre de la philosophie même du développement durable. L’initiative tient à rappeler au gouvernement qu’il y a d’autres volets que celui de l’économie dans la notion du développement durable. L’autonome dernier, les groupes de conservation ont demandés au commissaire du développement durable de s’attarder au développement minier. Devrait-on, maintenant, lui demander d’élargir le sujet pour traiter de l’utilisation des ressources naturelles au nord ?

Mentionnons que, dans les Territoires du Nord-Ouest, le gouvernement fédéral (qui pourtant n’est pas un exemple en matière de développement durable) a compris l’importance de conserver prioritairement de grands territoires avant de favoriser l’exploitation des ressources.



Un budget qui oppose développement " dur " au développement durable

Québec, le 13 mars 2008 — « C’est un budget qui oppose le développement « dur » au développement durable », a déclaré Christian Simard directeur général de Nature Québec au sortir du huis clos sur le budget 2008-2009 du gouvernement québécois.

Selon Nature Québec, le gouvernement se lance tous azimuts dans le développement minier et du Nord Québécois, dans la poursuite d’un développement agricole non durable, dans les crédits d’impôt aux entreprises, dans l’abolition de la taxe sur le capital pour les entreprises manufacturières, sans imposer aucun garde-fou environnemental. Dans ces nouvelles mesures, Québec n’impose aucune « écocondition » quant à la consommation d’énergie et des ressources et au respect de l’environnement. Contrairement aux années passées, on ne retrouve pratiquement aucune nouvelle mesure de fiscalité verte visant à encourager les bonnes pratiques et à décourager les mauvaises dans le secteur de l’exploitation des ressources (à quand les fameuses redevances sur l’eau?).

Québec est fier d’avoir reçu une bonne note de l’institut Fraser qui considère le Québec comme un véritable paradis minier. Voilà qu’il créera un Fonds du patrimoine minier de 45 Millions $ qui ne prévoit rien pour limiter les impacts énormes de cette industrie sur l’environnement, la santé et les milieux naturels, mais qui « dopera » économiquement et inutilement une industrie déjà en pleine effervescence. En ne prévoyant pas immédiatement des mesures sérieuses de protection, « le paradis minier risque fort bien de se transformer en enfer environnemental » prévient Christian Simard.

Les nouvelles mesures environnementales annoncées dans la section « développement durable du budget » se limitent à 27 millions $ pour 2008-2009 (133 millions $ d’ici 5 ans) ce qui est très peu sur un budget de près de 64 milliards $ ! On note cependant avec intérêt le budget de 106 millions sur 5 ans pour la protection des milieux naturels, une petite mesure d’encouragement à la géothermie et à la récupération de l’énergie dans le secteur industriel (1 M$ à compter de l’an prochain), un peu plus d’argent pour les technologies vertes (12 millions$) et pour la connaissance sur l’eau (15 millions $, déjà annoncés).


Plus globalement, notons que le budget du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) est en diminution alors que celui du Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs croit de 3,23%, soit moins que l’augmentation moyenne des dépenses du gouvernement (4,2%).

À l’autre bout du spectre, Québec prévoit encore éponger un déficit de plus de 300 millions $ à la Financière agricole pour financer des programmes de stabilisation qui deviennent des gouffres sans fond et qui financent des pratiques particulièrement agressives sur le plan de l’environnement, notamment une filière porcine devenue incontrôlable. On fait bien référence au rapport Pronovost sur l’agriculture, mais on n’en retient qu’une infime partie (la formation), alors que le rapport proposait une véritable révolution dans le soutien à une agriculture plus durable et plus respectueuse de l’environnement. La commission proposait une réforme en profondeur des programmes d’aide, le soutien à une agriculture multifonctionnelle et diversifiée et l’aide directe aux agriculteurs qui laissent peu d’empreinte écologique sur leur environnement et qui ont des pratiques agricoles durables.

En conclusion, Nature Québec considère qu’un budget est la plus importante politique environnementale d’un gouvernement. C’est le test de réalité ultime par lequel on peut évaluer la profondeur du discours environnemental d’un gouvernement. Force est de constater que ce budget n’intègre pas l’environnement dans ces principales mesures. En ce sens le gouvernement du Québec oppose encore « le développement « dur » au développement durable ».


Parc national du Mont-Orford

70 ans déjà, ça se fête!

Québec, le 11 mars 2008 —— Nature Québec tient à souligner le 70e anniversaire de naissance du parc national du Mont-Orford. Et, pour ce faire, invite la population à participer au Colloque Parc du Mont-Orford, 70 ans, naturellement qui se tiendra le 30 mars prochain au centre de villégiature Jouvence, dans le parc du même nom, situé au 131, chemin de Jouvence, Orford.

Sous la présidence d’honneur de Michel Bélanger, président de Nature Québec, les participants seront invités à se remémorer les grands moments du passé et à regarder vers l’avenir. Le colloque se veut une journée d’échanges et de célébrations, suivie d’un repas festif.

Parmi les conférenciers invités soulignons l’historien Jean-Pierre Kesteman, Maurice Giroux, petit-fils du co-fondateur Louis-Arthur Giroux, Louise Gratton directrice des sciences et de la gestion des milieux naturels pour le dossier du Corridor appalachien de Conservation de la nature, Jean Hubert, responsable de la commission Aires protégées de Nature Québec, Pierre Dépelteau, directeur du parc national du Mont–Orford et Christian Simard, directeur général de Nature Québec. L’après-midi sera animé par le talentueux conteur Mathieu Lippé.

Il y a 70 ans déjà, à l’initiative du docteur Bowen, naissait le parc du Mont-Orford, qui deviendra officiellement, en 1979, le parc national du Mont-Orford.

Pour plus d’informations, contactez Ginette Bélanger de Nature Québec au (450) 297-0986. Les frais liés au colloque et au repas, au coût de 20 $, sont payables soit en argent comptant, par chèque ou carte de crédit au nom de Nature Québec, 870 avenue De Salaberry, Québec (Québec) G1R 2T9.

mercredi 27 février 2008

Balade en forêt !

Voici une offre intéressante de l'Association forestière pour découvir une forêt ancienne:

Excursion hivernale au Parc de la forêt ancienne du mont Wright - Samedi 22 mars 2008

Venez apprécier le Parc de la forêt ancienne du mont Wright sous son manteau de neige. L’Association forestière Québec métropolitain vous offre l’opportunité de participer à une excursion pédestre ou en raquettes, dépendamment des conditions de neige, le samedi 22 mars 2008 de 12h00 à 16h00. Le parcours totalise près de 7 km en empruntant le Sentier de la Forêt ancienne et le Sentier du Sommet. Toutefois, le parcours pourrait être écourté selon les conditions de neige ou climatiques. Tout au long de cette excursion, vous aurez l’opportunité de découvrir la vie hivernale du parc. Comment se comporte la faune et la flore, et quelles sont les stratégies utilisées pour passer l’hiver ? Afin de garder votre énergie et votre bonne humeur, prévoyez une boisson désaltérante et une collation.

Pour plus d’information ou pour réserver votre place : Association forestière Québec métropolitain (418) 522-0006 poste 3022 ou alexandre.baker@afqm.org

mardi 19 février 2008

Mémoire sur le RVQ 1346



Mémoire sur les impacts de R.V.Q. 1346, visant à sortir du PAE la section à lotir autour de la rivière des Roches

Présenté par le Comité d'arbres de Charlesbourg au Conseil de Ville de Québec dans le cadre de la consultation publique le 18 février 2008

Le Comité d'arbres de Charlesbourg

(je ne répéterai pas, vous pouvez la trouver ici)

Introduction

Dans le cadre du PAE, on se prépare à remplir toutes les zones de lotissement potentiel de Charlesbourg d'ici l'an prochain, très rapidement. Une des raisons qui semble évidente est l'apport d'environ 1500 nouvelles habitations : 3 000 000 $ de revenus stables plus 1500 comptes de taxes de bienvenue. Un tel revenu permettrait d'éviter une augmentation excessive des taxes aux autres contribuables, dans les années à venir, avec la fusion des services et les coûts afférents.

Cet avantage dans l'immédiat ne tient cependant pas compte des répercussions à moyen terme :

- L'impact sur le réseau routier

- L'impact sur le bassin versant suite au déboisement.

- L'impact d’une construction en masse sur les valeurs immobilières dans le contexte actuel de ralentissement inévitable.

Dans le cadre de la consultation sur le présent règlement, le Comité d'arbres de Charlesbourg demande :

· un moratoire sur l'abattage à blanc des arbres dans tous les projets de construction en forêt urbaine, donc celui touché par R.V.Q. 1346;

· un plafond à la densité dans cette zone de forêt urbaine;

· et l'examen d'un professionnel, selon les disposition de la Loi sur la qualité de l’environnement concernant les milieux humidesF[1]F, de la zone humide dans la section du PDAD que l'on veut exclure à l'aide de R.V.Q. 1346.

Les motivations de ces trois demandes nécessitent un bref survol de la situation dans la région.


[1] On peut trouver un résumé de ces dispositions sur le site de l'APCHQ au lien suivant : HUhttp://www.apchq.com/prod/portail.nsf/(alias)/25evemilhum2UH .


Situation urbaine dans le nord de Charlesbourg

Présentement, la pression sur le réseau routier est à son maximum. On prolonge un artère comme Robert-Bourassa, mais on ajoute des centaines de nouveaux foyers autour.



Figure 1 - Rue de la Colline l'automne passée, rue résidentielle connectrice vers Robert-Bourassa, à mi-chemin entre le corridor des Cheminots et le boulevard de la Faune.

(On voit le feu de circulation vert et les feux arrière des automobiles indiquent l'arrêt.)

On élargit un axe nord-sud, mais le développement de nouveaux quartiers au nord bloquent l'autoroute jusqu'à Lac-Beauport.

Figure 2 – Autoroute Laurentienne, dans la sortie de la Faune, à 7 h 20 en janvier 2008.

(On voit la lumière des freins qui indique l'arrêt, on voit ces lumières jusqu'à l'autre montée de relief qui est la sortie Jean-Talon.)

En remplissant les lotissements potentiels, on ajoute encore plus de pression sur le réseau routier. La pollution augmente, sans compter les îlots thermiques créés par la déforestation.

De plus, quand il tombe 15 centimètres de neige à Québec, à Notre-Dame-des-Laurentides, il en tombe 20 ou 25 centimètres. Les lots de 300 mètres ne peuvent accueillir la neige soufflée autant, et dans le nord la situation devient cauchemardesque.


Figure 3 – Un hiver dans le nord de Charlesbourg, pour un quartier de jumelés.

Le bassin versant et le déboisement

Déboiser crée des îlots thermiques, affecte le climat local, crée des sources de grands vents, accélérant l'érosion en attendant que les petits arbres replantés deviennent matures.

En outre, le ruissellement des montagnes sera modifié. Vous trouverez en annexe la lettre écrite à monsieur Labeaume à ce sujet dans le Soleil le 13 décembre 2007. L'eau claire et potable venant des montagnes coulera sur les nouvelles rues - en pente - et les pelouses traitées au phosphore, apportant de la pollution chimique et plus de sédiments dans les rivières plus bas. Les arbres, l'humus, les tourbières, les divers milieux humides permettent normalement d'absorber, de filtrer cette eau et la ralentir.


Figure 4 - Kalmia poussant dans un milieux humide dans la zone visée par R.V.Q. 1346.

Sur les berges de la rivière des Roches, on retrouve un petit milieu humide. Les plans de construction sont très près de cette zone qui contient des plantes fragiles et une végétation dont la capacité d'absorption ferait l'envie des urbanistes et leurs bassins de rétention : Les milieux humides recouvrant un sol poreux peuvent remettre en solution jusqu’à 153 186 litres l’hectare, par jour, dans les eaux souterraines. Ils ont une capacité de rétention du phosphore allant jusqu'à 94 %F[1]F. Cette éponge gratuite n'aurait besoin que d'une petite zone tampon pour apporter un avantage net contre la crue au printemps. Selon les dispositions de la Loi sur la qualité de l’environnement concernant les milieux humides, la zone doit être inspectée par un spécialiste. Il ne faut cependant pas les utiliser comme dépotoir pour les eaux usées.

La rivière des Roches se déverse dans la rivière du Berger, tout comme la rivière des Sept ponts, autour de laquelle de la construction intense est également planifiée. On a malheureusement rasé à blanc de la forêt pour construire la Seigneurie St-Émile, dans le secteur Geoges-Muir, un secteur tout près de l'autoroute de surcroît où la forêt est un pare-bruit, pare-vent et pare-poussière. La dimension des terrains planifiés ne le justifie pas, il s'agit de terrain de 560 mètres carrés (6000 pieds carrés) et plus.

En rasant la forêt, on se retrouve avec des problèmes potentiels d'inondation, comme on l'a vu en 2005 pour la rivière de la Lorette. Tous les bassins de rétentions ne valent pas quelques arbres matures aborigènes, laissés en fond de terrain, en cour latérale et en avant. On peut construire en harmonie avec le couvert forestier, en donnant des outils au Service de l'environnement, comme l'abolition de la coupe à blanc en forêt urbaine. Une lettre de Jean Bousquet a été publiée à ce sujet, dans Le Soleil du 13 novembre 2007. Vous la trouverez en annexe à ce document.

Je vous invite également à lire les mémoires écrits dans le cadre des consultations pour le règlement sur l'abattage des arbres, à l'automne 2007. Ces mémoires ont été rédigés par des Conseils de quartier, des citoyens regroupés en comité (Comité d'arbres de Charlesbourg), et des spécialistes tels que Jean Lamontagne, Suzanne Hardy et Jean Bousquet (HUhttp://www.ville.quebec.qc.ca/fr/organisation/consultation_abattage_arbres.shtmlUH). Ces mémoires reflètent des inquiétudes qui prennent de l'ampleur, à l'heure où des centaines de scientifiques s'unissent pour nous mettre en garde que nous devons penser à long terme.

7BEndetter des jeunes familles à l'aube d'un ralentissement économique ?

Quand nos voisins du Sud toussent, nous avons le rhume. Il suffit de lire l'article d'Éric Desrosiers dans le Devoir du 26 janvierF[2]F, simplement intitulé Atchoum ! pour comprendre que malgré la force de notre dollars, nous sommes influencés par les aléas économiques de notre voisin envahissant, présentement dans une crise immobilière. Toutes les compagnies reliées au matériel de construction ici au Canada révisent leur chiffres en baisse pour 2008. Desjardins évaluait la possibilité d'une récession encore à 40 % en décembre 2007, ces chiffres demeurent dans une publication en janvierF[3]F. Éventuellement nous seront touchés. Cette crise a été provoquée par de trop nombreux prêts à risque. Sommes-nous obligés de les imiter ?

Des jeunes familles s'endettent de 200000 $ sur une période de 30 et 35 ans. Que ferons-nous quand cette baisse gagnera notre région, augmentant les taux d'intérêt et baissant les valeurs immobilières ? Les condominiums en Floride sont de plus en plus abordable par les temps qui courent. Pourquoi construire aussi rapidement maintenant ? On peut amortir l'effet de vague de nos voisins du Sud en construisant de manière plus pondérée.

3BConclusion

Selon un article d'Éric Moreault dans Le SoleilF[4]F, Seattle, la ville de Jimi Hendrix et de Nirvana exige pour délivrer un permis de construction ou de rénovation dans le centre-ville que le projet soit LEED. Elle compte tripler son nombre d’arbres d’ici 2030. Son maire, Greg Nickels, est à l’origine du mouvement des quelque 500 villes américaines qui tentent de respecter l’objectif de réduction de gaz à effet de serre du Protocole de Kyoto. Toujours dans le même article, « On dit toujours qu’on ne va pas assez vite, mais depuis 10, 15 ans, on a fait des pas importants », souligne Michel Lagacé, directeur du service de l’environnement.

Le Comité d'arbres de Charlesbourg croit qu'il faut maintenant donner des bottes de sept lieues au Service d'environnement. Et c'est dans ce contexte que nous demandons 3 choses pour R.V.Q 1346 et les autres projets visant à sortir des forêts urbaines pour construire :

· un moratoire sur l'abattage à blanc des arbres dans tous les projets de construction en forêt urbaine, donc celui touché par R.V.Q. 1346;

· un plafond à la densité dans cette zone de forêt urbaine;

· et l'examen d'un professionnel, selon les dispositions de la Loi sur la qualité de l’environnement concernant les milieux humidesF[5]F, de la zone humide dans la section du PDAD que l'on veut exclure à l'aide de R.V.Q. 1346.


[1] Les valeurs de la nature—l’importance des pratiques de conservation des milieux humides et des terres hautes dans la gestion des bassins hydrographiques, chapitre 6 : Les milieux humides. Canards Illimités Canada, avril 2006 (HUhttp://www.ducks.ca/fr/conservation/milieux_humides/pdf/nv6_mh.pdfUH )

[2] Atchoum ! Quand les États-Unis éternuent, tout le monde attrape le rhume, édition du 26 et 27 janvier 2008 du Devoir de Montréal (HUhttp://www.ledevoir.com/2008/01/26/173395.htmlUH).

[3] Point de vue économique, numéro du 15 janvier 2008, par Desjardins Études économiques, http://www.desjardins.com/fr/a_propos/etudes_economiques/actualites/point_vue_economique/pve80115.pdf

[4]Le Soleil de Québec, Samedi 24 novembre 2007, Grands Dossiers, Des villes inspirantes, par Éric Moreault.

[5] On peut trouver un résumé de ces dispositions sur le site de l'APCHQ au lien suivant : HUhttp://www.apchq.com/prod/portail.nsf/(alias)/25evemilhum2UH .


En annexe:

Lettre à Régis Labeaume le 13 décembre 2007 dans le Soleil de Québec

Un autre mémoire direct au Conseil de ville !

Hier je suis allée au petit parlement, le conseil de ville. On a eu droit à un show interminable sur le tramway et le déneigement, complet avec TCE. Ma tante vient de Shannon, j'espère qu'elle n'écoutait pas c'était désolant.

Je vais mettre le mémoire en ligne ce midi ou ce soir.
Autour de 20 heures j'ai eu droit à mon 10 minutes, j'ai fait mon petit speech, j'ai présenté mon petit mémoire. J'avais de la misère à contrôler ma voix, je tremblais des pieds à la tête, mais j'ai pris mon temps et j'ai sentis tous les regards sur moi. Les autres m'ont dit que j'ai ben fait ça. À un moment donnée j'ai perdu le fil mais comme j'ai appris dans mes cours de littérature, je m'en suis sortie avec une blague, ça a bien marché. On m'a donné des bons commentaires, y'en a même qui l'avait lu !
L'ambiance a beaucoup changé depuis qu'on a changé de garde, c'est ça la politique ! Certains conseillers sont maintenant assis très loin du boss !
Pour nos commentaires, ça a pris au moins une bonne demi-heure. J'en ai pris 10, pas mal tout le monde du Comité présent s'est exprimé, ceux qui ne sont pas venus je pense que c'est parce que leur commentaires ont été étayés par d'autres, et juste leur présence m'a donné beaucoup d'énergie pour la pertinence de notre intervention. Il y avait 4 personnes de Forêt y voir qui ont également pris la parole avec des commentaires plus directs :-)

On a beaucoup insisté pour mieux protéger la rivière, pour conserver du couvert forestier et protéger les milieux humides. À chaque fois qu'on parlait de ce qui nous reste de forêt, on sentait une sensibilité. On va voir les résultats seulement à la longue, c'est le genre de chose qui prend du temps à prendre effet. Mais j'ai un feeling que la coupe à blanc de Georges-Muir c'était une erreur qui va être chèrement payée, et qui ne risque pas de se reproduire.

Ah pis ce soir un 2e Conseil de quartier va être élu pour Charlesbourg !
Yes we can !

mercredi 13 février 2008

Des nouvelles

Ça grouille avec le Comité mais rien à présenter de concret, d'où le silence. Nos membres qui sont dans le Conseil de quartier ont proposé des projets pour le plan d'action, de l'aménagement et de la plantation.

On a accueilli dans nos rangs une botaniste, Martine Lapointe, qui fait de la superbe photo et fait partie de FloraQuebeca, en plus d'enseigner à Laval. Cette personne qui vient de NDL en plus, pourra nous aider pour identifier la végétation et pour faire des activités de familiarisation avec la flore, et j'en passe...

Autour de Loiret il y a un projet de règlement en mars comme celui de la rivière des Roches, pour sortir du PDAD ce secteur là, la consultation est à venir.

À part ça, ben on souhaite bonne chance à Me Grey, Greenpeace et le Giram... Nos coeurs sont avec vous contre Goliath... Yes we can...

vendredi 25 janvier 2008

Consultation sur la rivière des Roches RVQ 1346

Connaissez-vous R.V.Q. 1346 ? Moi je ne le connaissais pas jusqu'à ce qu'on me dise que le conseil de Ville avait voté ce règlement cette semaine. Je le transcrit intégralement ensuite. Il va y avoir une consultation le 18 février au conseil de ville, qui commence à 17 heures, mais ces items passent à l'ordre du jour autour de 19h ou plus. Si vous voulez vous prononcer, c'est le temps. Je vous colle donc le projet de règlement avec le sommaire de présentation. Désolée pour la mise en page je vais l'arranger plus tard.

Avis de motion et adoption du projet du Règlement modifiant le Règlement sur le plan directeur d'aménagement et de développement relativement au retrait d'une partie de territoire comprise dans une aire d'aménagement susceptible de faire l'objet d'un plan d'aménagement d'ensemble au nord-ouest de la rivière des Roches, R.V.Q. 1346 - AT2007- 347 (Ra-1370)

Contexte :
Des projets de lotissement résidentiel ont été présentés à la Ville de Québec au nord-ouest de la rivière des Roches. Ces terrains sont identifiés au Plan directeur d'aménagement et de développement (PDAD) comme pouvant faire l'objet d'une planification détaillée à l'aide de « plans d'aménagement d'ensemble » (PAE). Afin d'inciter la préparation d'un tel plan par les promoteurs, la Ville a inscrit au plan directeur d'aménagement et de développement (PDAD) des densités d'habitation très faibles, pour la majeure partie des secteurs de PAE identifiés.
Les projets déposés ont fait l'objet d'une planification détaillée et font maintenant consensus auprès de tous les intervenants concernés (promoteurs, services municipaux, Arrondissement de Charlesbourg ).

L'élaboration de critères d'aménagement et de développement a fait l'objet d'un long processus de planification avec l'ensemble des services concernés et les promoteurs, à partir d'objectifs ciblés pour ce secteur. De plus, le lotissement résidentiel et le prolongement des rues concernées (rues de la Constellation, de la Fortune, des Platanes et des Tamias) ont déjà été approuvés par les autorités (sommaires DE2007-100 et DE2007-096). Le recours à la technique des PAE n'est donc plus justifié.

Dans ce contexte, une modification au PDAD est donc requise afin d'accroître les densités applicables et de retirer ces secteurs de l'aire susceptible de faire l'objet d'un plan d'aménagement d'ensemble. Cette modification permettra par la suite de réviser le zonage dans ces secteurs et d'autoriser la mise en oeuvre des projets dès 2008. Le développement projeté en deux phases permettra la construction de 196 terrains pour environ 270 unités de logements (résidences unifamiliales isolées, en rangées et jumelées).

VILLE DE QUÉBEC
RÈGLEMENT R.V.Q. 1346
RÈGLEMENT MODIFIANT LE RÈGLEMENT SUR LE PLAN DIRECTEUR D’AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT RELATIVEMENT AU RETRAIT D’UNE PARTIE DE TERRITOIRE COMPRISE DANS UNE AIRE D’AMÉNAGEMENT SUSCEPTIBLE
DE FAIRE L’OBJET D’UN PLAN D’AMÉNAGEMENT D’ENSEMBLE AU NORD-OUEST DE LA RIVIÈRE DES ROCHES
Règlement R.V.Q.1346 Numéro : AT2007-347

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NOTES EXPLICATIVES
Ce règlement modifie le Règlement sur le Plan directeur d’aménagement et de développement afin de soustraire la partie de territoire délimitée à l’ouest par le boulevard Henri-Bourassa, au nord par les terrains adjacents aux rues de l’Étoile et des Anciens-Canadiens, à l’est par la rivière des Roches et au sud par les terrains adjacents aux rues des Musaraignes et des Aigles, de l’aire d’aménagement de ce secteur pouvant faire l’objet d’un plan d’aménagement d’ensemble.
La densité minimale d’habitation est portée à 15 logements à l’hectare, la densité de commerce de vente au détail maximale à 2 000 mètres carrés et la densité d’administration et de service maximale à 1 000 mètres carrés.

Règlement R.V.Q.1346 Numéro : AT2007-347
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RÈGLEMENT R.V.Q. 1346
RÈGLEMENT MODIFIANT LE RÈGLEMENT SUR LE PLAN DIRECTEUR D’AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT RELATIVEMENT AU RETRAIT D’UNE PARTIE DE TERRITOIRE COMPRISE DANS UNE AIRE D’AMÉNAGEMENT SUSCEPTIBLE
DE FAIRE L’OBJET D’UN PLAN D’AMÉNAGEMENT D’ENSEMBLE AU NORD-OUEST DE LA RIVIÈRE DES ROCHES LA VILLE DE QUÉBEC, PAR LE CONSEIL DE LA VILLE, DÉCRÈTE CE QUI SUIT :

1. La carte 10 de l’annexe I du Règlement sur le Plan directeur d’aménagement et de développement, R.V.Q. 990, et ses amendements, est modifiée, dans la partie de territoire délimitée à l’ouest par le boulevard Henri-Bourassa, au nord par les terrains adjacents aux rues de l’Étoile et des Anciens-Canadiens, à l’est par la rivière des Roches et au sud par les terrains adjacents aux rues des Musaraignes et des Aigles, par la réduction de l’aire d’aménagement pouvant faire l’objet d’un plan d’aménagement d’ensemble tel qu’il appert du plan RVQ1346A01 de l’annexe I du présent règlement.

2. La carte 11 de l’annexe I de ce règlement est modifiée, dans la partie de territoire délimitée à l’ouest par le boulevard Henri-Bourassa, au nord par les terrains adjacents aux rues de l’Étoile et des Anciens-Canadiens, à l’est par la rivière des Roches et au sud par les terrains adjacents aux rues des Musaraignes et des Aigles, par :
1º la réduction de l’aire d’aménagement pouvant faire l’objet d’un plan d’aménagement d’ensemble;
2º l’agrandissement de l’aire assujettie à une densité d’habitation minimale de 15 logements à l’hectare à même une partie de l’aire assujettie à une densité d’habitation maximale de quatre logements à l’hectare; tel qu’il appert du plan RVQ1346A02 de l’annexe I du présent règlement.

3. La carte 12 de l’annexe I de ce règlement est modifiée, dans la partie de territoire délimitée à l’ouest par le boulevard Henri-Bourassa, au nord par les terrains adjacents aux rues de l’Étoile et des Anciens-Canadiens, à l’est par la rivière des Roches et au sud par les terrains adjacents aux rues des Musaraignes et des Aigles, par :
1º la réduction de l’aire d’aménagement pouvant faire l’objet d’un plan d’aménagement d’ensemble;

Règlement R.V.Q.1346 Numéro : AT2007-347
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2º l’agrandissement de l’aire assujettie à une densité de commerce de vente au détail de 2 000 mètres carrés à même une partie de l’aire dans laquelle aucune densité de commerce de vente au détail n’est prescrite; tel qu’il appert du plan RVQ1346A03 de l’annexe I du présent règlement.

4. La carte 13 de l’annexe I de ce règlement est modifiée, dans la partie de territoire délimitée à l’ouest par le boulevard Henri-Bourassa, au nord par les terrains adjacents aux rues de l’Étoile et des Anciens-Canadiens, à l’est par la rivière des Roches et au sud par les terrains adjacents aux rues des Musaraignes et des Aigles, par :
1º la réduction de l’aire d’aménagement pouvant faire l’objet d’un plan d’aménagement d’ensemble;
2º l’agrandissement de l’aire assujettie à une densité d’administration et de service de 1 000 mètres carrés à même une partie de l’aire dans laquelle aucune densité d’administration et de service n’est prescrite; tel qu’il appert du plan RVQ1346A04 de l’annexe I du présent règlement.

5. La carte 19 de l’annexe I de ce règlement est modifiée, dans la partie de territoire délimitée à l’ouest par le boulevard Henri-Bourassa, au nord par les terrains adjacents aux rues de l’Étoile et des Anciens-Canadiens, à l’est par la rivière des Roches et au sud par les terrains adjacents aux rues des Musaraignes et des Aigles, par la réduction de l’aire d’aménagement pouvant faire l’objet d’un plan d’aménagement d’ensemble, tel qu’il appert du plan RVQ1346A05 de l’annexe I du présent règlement.

6. Le présent règlement entre en vigueur conformément à la loi.

Règlement R.V.Q.1346 Numéro : AT2007-347
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ANNEXE I
(articles 1, 2, 3, 4 et 5)
PLANS NUMÉROS RVQ1346A01, RVQ1346A02, RVQ1346A03,
RVQ1346A04 ET RVQ1346A05
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Règlement R.V.Q.1346 Numéro : AT2007-347
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J'ai seulement mis la carte de la densité d'habitation, l'autre concerne les commerces. Les densités ne déterminent pas de maximum. Les gens de ce coin ne veulent pas de densité, le quartier est en régénération, des jeunes familles s'installent progressivement à mesure que les maisons plus âgée sont vendues par les propriétaires maintenant près de la retraite.

De plus, il y a une tourbière dans cette zone. Voici une image tiré du plan de construction :
La petite tourbière d'environ 500 m2 se situe sous le bassin et le pointillé serait un parcours piétonnier qui la traverse en plein milieu. Ce secteur est en pente douce.

Il faut protéger cette tourbière en prévision des printemps humides, une tourbière est beaucoup plus efficace à absorber l'eau qu'un bassin de rétention. Avec toutes ces habitations, protéger cet élément naturel serait une stratégie efficace.

jeudi 17 janvier 2008

Évènements verts à Expocité, gratuit !

Ouf ça fait un bout, mais le Comité est actif en coulisse croyez-le. Le règlement harmonisé sur le zonage est en plénier, on devrait savoir bientôt ce qu'ils vont faire avec nos zones agroforestières. Vous aurez toute l'information ici dans le blogue du Comité d'arbres, les consultations, les points faibles à améliorer, on va tout décortiquer pour vous.

En attendant, il y a deux évènements qui se tiennent à Expocité en fin de semaine: La semaine des sciences forestière et le Salon de l'agriculture, de l'alimentation et de la consommation. Vous pourrez venir me voir au kiosque d'Équiterre, pour qui je suis bénévole dimanche, au SAAC. Mais je dois d'abord parler des sciences forestières, c'est fou la variété des représentants du domaine forestier que l'on va y retrouver.

Salon de la semaine des sciences forestières

On y retrouve un collectionneur de scie à chaîne, le club d'ornithologie, l'AFQM, les écolos, les récolteurs d'arbres, les représentants du gouvernement et de notre municipalité (pour la maladie de l'orme), des gens sont là pour vous parler de cohabitation d'espèces végétales... il y en a 53 comme cela... Wow ! Fermeture à 20 heures vendredi et samedi, 17 heures dimanche. C'est gratuit, venez faire un tour avec vos questions !!! Si la question de la forêt vous intéresse, je vous recommande chaudement d'assister à la plénière qui se tiendra samedi après-midi de 14h30 à 16h30. On commence par une série de présentations des points de vue des invités, suivi d'une période ou les gens pourront poser des questions aux invités pour qu'ils puissent élaborer. Voici ces invités très intéressants :
  • Carl-Éric Guertin, M.SC., Directeur des communications et du commerce responsable du Bureau de Promotion des Produits Forestiers du Québec (QWEB) qui sera animateur ;
  • Luc Bouthillier, Ph.D. professeur à la Faculté du Foresterie et de Géomatique ;
  • Martin Champoux, Directeur des Ventes et marketing FPInnovations, Division Paprican ;
  • Vincent Gerardin, membre de Nature-Québec et de l'Action boréale Abitibi Témiscamingue
  • Pierre Labrecque, président de l'OIFQ.
Le SAAC, ou comment ne plus jamais manger de pesticide... ou presque !

Ça vous dirais, pendant tout l'été et même toute l'année, d'avoir des légumes, des fruits et même de la viande bio, local directement d'une ferme ?

C'est de plus en plus facile au Québec manger bio et local parce que les petits fermiers se regroupent avec les citadins dans des ententes à l'année, ce qui leurs assurent une régularité et offre la chance à des particuliers d'acheter des produits plus sains, autrement difficiles à trouver. Vous êtes vous déjà retrouvés devant un "casseau" de framboises bio de Californie et un autre d'un producteur local ? Moi j'ai pris celui d'ici... Je voulais du bio, mais encourager nos fermiers c'est important !

Donc si vous êtes intéressés à faire partie des pionniers d'un mouvement qui compte Steven Guibault* parmi ses fondateurs, vous êtes cordialement invités à venir au Salon de l'agriculture, de l'alimentation et de la consommation. On peut se renseigner sur ce sujet au kiosque d'Équiterre ou à tout autre kisoque du genre. N'apportez pas de lunch, vous pourrez aussi déguster les produits suivants :

  • Des crèmes glacées et sundae Coaticook
  • Le verger Pednault
  • Branchex (l'huile de sapin)
  • Du lapin
  • De l'émeu
  • Du Ricaneur, une liqueur de pomme (et d'autres sont disponibles)
  • Et bien d'autres, faut venir pour voir !

*Celui qui avait une queue de cheval et une barbe et parlait d'éoliennes et des méfaits des centrales thermiques au nom de Greenpeace...